Le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, appelle à faire du nouveau programme conclu entre la Guinée et le Fonds monétaire international (FMI) un véritable levier de transformation économique et sociale. Au-delà des financements attendus, il mise sur l’accélération des réformes, une meilleure mobilisation des ressources et leur orientation vers des projets à fort impact pour les populations.

Pour Ismaël Nabé, la conclusion du nouveau programme économique et financier entre la Guinée et le FMI ne constitue pas une fin en soi. Elle marque plutôt le début d’une nouvelle étape, au cours de laquelle les autorités devront traduire les engagements pris en résultats concrets.

Le ministre du Plan et de la Coopération internationale entend ainsi inscrire son département au cœur de la dynamique engagée. En coordination avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) et les autres départements concernés, trois chantiers prioritaires sont annoncés.

« Notre ministère poursuivra trois chantiers majeurs : renforcer la planification stratégique et son articulation avec le programme budgétaire et l’investissement public ; moderniser le système statistique national afin de disposer de données plus fiables, plus rapides et davantage utiles à la décision publique ; et renforcer la coopération internationale et son alignement sur les priorités nationales afin que chaque partenariat contribue davantage à la réalisation de Simandou 2040 », a déclaré Ismaël Nabé.

Pour le ministre, l’enjeu du programme avec le FMI ne saurait se limiter au montant des financements mobilisés. Sa portée doit également se mesurer à sa capacité à restaurer la confiance des partenaires, consolider la crédibilité financière de la Guinée et faciliter l’accès à de nouvelles sources de financement.

« Le montant annoncé aujourd’hui est important, mais sa véritable portée dépasse ce montant. Il doit contribuer à restaurer la confiance, à renforcer la signature de la Guinée et à ouvrir de nouvelles possibilités de mobilisation de ressources. Notre objectif est clair : mobiliser davantage de ressources, mais surtout mobiliser mieux », a-t-il souligné.

Cette mobilisation devra, selon lui, être davantage structurée autour des priorités nationales. L’objectif est de parvenir à un mécanisme de financement cohérent permettant de transformer les ressources disponibles en investissements productifs et en opportunités économiques.

« Nous devons désormais construire autour de cette vision un écosystème de financement cohérent, capable de transformer notre potentiel en infrastructures, en entreprises, en emplois et en opportunités », a ajouté le ministre.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, Ismaël Nabé insiste sur la nécessité de mesurer les effets du programme à l’aune de son impact sur la vie quotidienne des citoyens.

« Les indicateurs macroéconomiques n’ont de sens que lorsqu’ils améliorent la vie de la population. Une économie plus stable doit signifier davantage d’emplois, une meilleure gestion des finances publiques, de meilleurs services publics et une croissance plus forte, synonyme de davantage d’opportunités pour les jeunes », a-t-il déclaré.

Cette exigence de résultats intervient alors que la Guinée entend s’appuyer sur ses importantes ressources naturelles et ses projets structurants pour accélérer son développement. Pour le ministre, le potentiel du pays ne suffira toutefois pas à lui seul.

« Le potentiel ne devient développement que lorsqu’il est transformé par des institutions solides, des politiques cohérentes et une capacité d’exécution exceptionnelle », a-t-il estimé.

Pour Ismaël Nabé, la signature du programme avec le FMI doit donc être considérée comme un point de départ. Le véritable défi réside désormais dans la mise en œuvre effective des réformes et dans la capacité des autorités à convertir les ressources mobilisées en réalisations tangibles.

« La signature d’un programme n’est pas l’aboutissement du processus. Elle est le commencement. Le véritable succès se mesurera à notre capacité à mettre en œuvre les réformes et à transformer les ressources mobilisées en résultats tangibles pour les populations. Notre responsabilité commence maintenant. Nous devons faire de cette nouvelle étape un accélérateur de la transformation nationale », a conclu le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé.

À travers cette approche, le gouvernement entend faire du nouveau cadre de coopération avec le FMI non seulement un instrument de stabilisation économique, mais également un catalyseur de la transformation structurelle du pays, en cohérence avec les ambitions de Simandou 2040.

Source : Planete7