Par la rédaction de Guinée Daily

CONAKRY—Cinq ans après le 5 septembre 2021, la Guinée regarde derrière elle pour comprendre le chemin parcouru et devant elle pour mesurer le destin qui reste à construire. Il est des dates qui appartiennent au calendrier. Et puis il y a celles qui appartiennent à l’Histoire. Le 5 septembre 2021 est de celles-là. Cette journée n’a pas seulement marqué l’irruption d’un officier au sommet de l’État. Elle a ouvert une séquence politique qui allait profondément bouleverser la trajectoire de la Guinée.

Il est des nuits d’encre où le silence n’est plus une simple absence de bruit, mais une complicité tragique avec le déclin. Dans l’obscurité étouffante qui enveloppait la Guinée avant l’aube du 5 septembre 2021, un peuple entier se mourait à petit feu, brutalisé par l’incertitude et asphyxié par les promesses trahies. C’est à cet instant précis, où l’histoire exigeait un bras d’acier, qu’un soldat a choisi de briser le silence pour écouter le cri de sa patrie. En prenant ses responsabilités face au tribunal des siècles, le Général Mamadi Doumbouya n’a pas seulement mené une rectification institutionnelle : il a fait le sacrifice de sa propre vie pour sauver six décennies d’espérance nationale du naufrage.

Au petit matin de ce jour historique, tandis que les ondes occidentales s’enfermaient dans la sémantique étroite des « putschs » de salon, l’autoroute du Grand Conakry et les pistes de la Guinée profonde vibraient d’une ferveur unanime. Le peuple reconnaissait les siens. Les chaînes tombaient, la presse retrouvait sa liberté d’expression, et les exilés politiques reprenaient le chemin de la terre natale. Ce sursaut patriotique, inspiré de la grandeur régalienne et des modèles africains les plus nobles, a posé la première pierre d’un édifice désormais inébranlable : la Refondation de l’État.

La cathédrale des preuves : L’implacable bilan de la Transition politique. Qu’on ne s’y méprenne point : l’admiration que nous portons à cette œuvre collective ne se nourrit pas de chimères, mais de la rigueur absolue des faits concrets. Face aux chantages politico-ethniques et aux résistances de l’ancien monde, la gouvernance de la Transition politique a aligné les victoires structurelles avec une régularité de métronome :

Justice et salubrité publique : La création de la CRIEF a sonné le glas de l’impunité économique. La récupération méthodique des domaines spoliés de l’État et la tolérance zéro face à la corruption ont redonné à la magistrature son rôle de boussole nationale.

Le Nationalisme minier et économique : Le verrouillage des intérêts guinéens dans le mégaprojet Simandou 2040 a forcé le respect des consortiums internationaux. La sortie définitive de la Guinée de la liste grise du GAFI et une croissance maintenue au-dessus de 7 % attestent de cette respectabilité retrouvée.

Le métro de la modernisation : Plus de 2 000 kilomètres de voiries urbaines et d’axes nationaux livrés, des ponts stratégiques jetés, et un redécoupage territorial historique en août 2026 (création des régions administratives de Siguiri et Beyla et de 11 nouvelles préfectures) pour rapprocher l’État des plus humbles.

Le sacre de la légitimité : Le premier président de la Ve République. Cette semaine du 5 septembre 2026 marque le premier anniversaire charnière du retour à l’ordre constitutionnel global. Investi officiellement le 17 janvier 2026 après avoir balayé le paysage politique historique lors d’un scrutin transparent validé à plus de 86 % des suffrages, le Général Mamadi Doumbouya est entré définitivement dans l’histoire comme le sixième président de la République et le pionnier de la Cinquième République.

Ce plébiscite n’est pas un chèque en blanc, c’est le couronnement d’un pacte de confiance entre une nation guérie de ses divisions et un leader qui a sanctuarisé le cadre constitutionnel issu du référendum de septembre 2025, gage de stabilité à long terme avec un mandat de 7 ans. La présence des chefs d’État de la sous-région (Sénégal, Mali, Sierra Leone, Libéria, Gambie) à sa prestation de serment a acté le retour triomphal de Conakry sur l’échiquier diplomatique mondial.

«Que les censeurs virtuels et les nostalgiques du chaos ravalent leurs murmures. Les systèmes chancellent et les hommes passent, mais la trace souveraine d’un peuple debout derrière le Général Mamadi Doumbouya est désormais gravée dans le granit de l’éternité.» La rédaction de Guinee-Daily.Com.

Et l’homme qui était alors colonel est devenu général, puis président de la Ve République. Un homme, une date, une promesse. Dans quelques décennies, les Guinéens raconteront peut-être le 5 septembre 2021 comme l’une des grandes ruptures de leur histoire contemporaine. Ils ne se demanderont pas seulement comment Général Mamadi Doumbouya est arrivé au pouvoir. La Guinée sait enfin d’où elle vient ; elle sait désormais où elle va. La marche vers le progrès est devenue irréversible. Mais la République demeure. Et c’est finalement elle qui aura le dernier mot. Le 5 septembre 2021, un homme est entré dans l’Histoire. Depuis, c’est à l’Histoire de dire ce qu’il en aura fait.

Aujourd’hui, alors que s’écrit cette première année charnière de la Cinquième République, le tribunal des siècles a déjà tranché. Les détracteurs de salon auront beau ergoter et s’épuiser en vaines diatribes, les routes s’asphaltent, les structures étatiques se fortifient et la jeunesse guinéenne prend les commandes de son propre destin. Les hommes passent et les systèmes s’effritent, mais la trace d’un peuple debout, guidé par la main ferme d’un véritable bâtisseur, demeure à jamais inaltérable. La Guinée a tourné le dos aux ténèbres de l’incertitude ; elle marche désormais d’un pas lourd et fier dans la lumière de sa propre grandeur.

Guinée-Daily.com — Rubrique « Moments du Président Mamadi Doumbouya »